Vous volez depuis quelques mois, vous êtes autonome au décollage et à l’atterrissage, et une question revient régulièrement dans les conversations entre pilotes : « as-tu déjà fait ton SIV ? » Derrière ce sigle un peu technique (Simulation d’Incidents de Vol) se cache l’un des stages les plus formateurs — et les plus marquants — de la progression d’un parapentiste. Voici pourquoi il mérite sa place dans votre parcours, tôt ou tard.
Comprendre réellement les réactions de votre aile
Au quotidien, la plupart des vols se déroulent dans une portion très restreinte du domaine de vol de votre voile : vol à plat, virages doux, quelques accélérations. Le SIV vous permet d’explorer, dans un cadre volontairement provoqué et encadré, ce qui se passe en dehors de cette zone de confort : fermetures asymétriques, décrochages, spirales engagées, 360°… Vous ne les découvrez plus le jour où ils arrivent par surprise, mais dans un contexte où vous pouvez observer, comprendre, et recommencer.
Remplacer les réflexes « au sol » par des réflexes de pilote
Face à un incident en vol, le corps a naturellement des réactions instinctives qui ne sont pas toujours les bonnes. Le SIV permet de désapprendre ces réflexes parasites pour les remplacer par les bons gestes techniques, répétés jusqu’à ce qu’ils deviennent automatiques. C’est précisément ce qui fait la différence, le jour où un incident survient réellement en vol : agir vite, sans réfléchir, avec le bon geste.
Gagner en confiance, pas seulement en technique
Beaucoup de pilotes témoignent d’un bénéfice qui dépasse la seule technique : après un stage SIV, on vole plus détendu, avec moins d’appréhension face aux petites turbulences ou aux passages un peu chahutés. Savoir concrètement comment sa voile réagit — et comment soi-même on réagit — enlève une bonne partie de l’incertitude qui peut freiner la progression.
Une étape utile tôt dans la progression
Contrairement à une idée reçue, le SIV n’est pas réservé aux pilotes expérimentés qui visent la voltige. Beaucoup d’écoles recommandent au contraire de le faire assez tôt, dès l’autonomie acquise, justement pour prendre de bonnes habitudes avant qu’un incident réel ne s’invite dans un vol sans y être préparé.
Une porte d’entrée vers le pilotage avancé
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, le SIV est aussi le point de départ vers des manœuvres plus poussées : wing-overs, SAT, ou d’autres figures de voltige progressive. Chaque pilote suit un programme individuel adapté à son niveau et à ses objectifs, qu’il s’agisse de sécuriser son vol au quotidien ou d’explorer un pilotage plus engagé.
Le choix du site : pourquoi voler au-dessus de la mer change tout
La plupart des stages SIV en France se déroulent au-dessus d’un lac. Chez Imagin’Air, le stage se déroule au-dessus de la Méditerranée, à Roquebrune-Cap-Martin. Concrètement, cela veut dire une zone de récupération immense, un bateau de sécurité toujours sur zone, et des conditions aérologiques stables tout au long de l’hiver — la meilleure période pour ce type de stage sur la Côte d’Azur.
Chaque vol est encadré par un moniteur diplômé d’État, guidé à la radio, et suivi d’une analyse vidéo complète pour revoir chaque exercice à froid. Trois vols par jour, un gilet de sécurité auto-gonflant, une caméra 360° embarquée : tout est pensé pour progresser vite, en toute sécurité.
À qui s’adresse ce stage ?
Le stage SIV s’adresse à tout pilote autonome au décollage et à l’atterrissage, titulaire de sa licence FFVL. Aucune expérience préalable de la voltige n’est nécessaire — le programme s’adapte à votre niveau et à vos objectifs, que vous cherchiez avant tout à sécuriser votre pilotage ou à repousser vos limites.
En pratique
Le stage SIV d’Imagin’Air se déroule d’octobre à avril à Roquebrune-Cap-Martin, à partir de 220€ par jour, matériel de sécurité inclus. Les places sont limitées pour garantir un encadrement individualisé sur chaque vol.
Envie de mieux comprendre votre voile et de voler plus serein ?
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